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Les difficultés d’approvisionnement ont concerné près de 400 spécialités essentielles en 2015.

Près de 400 médicaments importants (vaccins, anticancéreux, médicaments du système nerveux…) ont fait l’objet de ruptures d’approvisionnement en 2015, selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Il s’agit des produits d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), ceux dont la rupture présente, selon la loi santé du 26 janvier 2016, «un risque grave et immédiat» pour les patients. Un médicament est déclaré en rupture dès lors qu’une pharmacie est «dans l’incapacité de le dispenser à un patient dans un délai de 72 heures».

Selon l’ANSM, c’était le cas de 404 spécialités en 2013, 438 en 2014 et 391 en 2015. Mais cette stabilisation cache une très forte hausse des difficultés d’approvisionnement : en 2008, on ne comptait que 44 médicaments en rupture. Dans un rapport d’activité publié en 2015, l’agence s’alarmait de ce «nombre croissant de signalements de ruptures de stock en raison notamment des nouvelles stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu».

La rupture de stock peut avoir diverses causes. Selon l’ANSM, les problèmes de production ont été en 2013 à l’origine de 44 % de ces difficultés avec par exemple des retards de fabrication, des pertes de savoir-faire ou des incidents de production. Venaient ensuite les difficultés d’approvisionnement en matière première (17 % des ruptures), puis les défauts de qualité de produits finis (13 %) et enfin des modifications de l’autorisation de mise sur le marché (8 %).

En novembre 2016, la durée moyenne des ruptures de stock s’élevait à 109 jours, selon l’Ordre national des pharmaciens. En septembre 2015, l’Ordre a mis en place le logiciel DP-Ruptures dans 3000 officines sur les près de 22.000 que compte la France. Grâce à ce système, «l’ordinateur du pharmacien envoie directement à l’industriel qui exploite le produit un message signalant la rupture de stock», explique au Figaro Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre. «L’industriel a ensuite l’obligation de donner une réponse au pharmacien pour l’orienter.» Par exemple, si la rupture est avérée, le pharmacien pourra appeler le prescripteur pour changer de produit ou l’industriel pourra transmettre un numéro d’urgence pour se procurer le médicament.